Our Vision

Find our vision stated below.

EXPLORER

Selbst wenn der Film zu einer der geläufigsten und vertrautesten Ausdrucksformen gehört, verändern die permanenten technologischen und kulturellen Entwicklungen die Art und Weise der Filmproduktion und -rezeption. Während die Anzahl der Kinosäle sinkt, steigt die Zahl der Bildschirme in unserer Gesellschaft an. Filmexplorer ist aufmerksam auf das Ungewöhnliche, das Unbekannte und das Neue in der Welt der bewegten Bilder, einer Welt, die zu entdecken ist. Deshalb gilt Reisen als unser Grundprinzip: reisen, um Filme zu schauen, reisen in und mit den Filmen und die Filme selber reisen lassen.

EXPERIENCE

Für Filmexplorer stellt der Film die Quelle des Erlebens und der Erfahrung dar und ist keineswegs als Konsumware zu verstehen. Diese Filmerfahrung folgt dem Grundprinzip von Entdeckungen, welche Einsatz, Engagement, Neugier, Leidenschaft und viel Zeit fordern, um die Filme zu geniessen – was heute geradezu revolutionär anmutet. Deshalb hat Filmexplorer keine quantitative sondern ein qualitative Ausrichtung und ist an Menschen gerichtet, welche ihre Passion für Filme teilen möchten.

EXPERIMENTAL

FilmliebhaberIn zu sein und sich die Zeit nehmen, um Filme zu geniessen, bedeutet, über die üblichen Begrenzungen des Filmemachens zu schauen und sich für die künstlerischen Aspekte im Film zu öffnen. Deshalb liegt Filmexplorer viel an Filmen, die experimentieren, denn Experimente sind der verborgene Bestandteil der Erfahrungen und bieten eine ausgezeichnete Möglichkeit, die formalen Aspekte der Filme zu hinterfragen und mehr zu erfahren. Das ist zentraler Bestandteil, um eine echte Filmkultur zu führen und flexibel auf Veränderungen zu reagieren.

EXPANDED

Eine essentielle Dimension der zeitgenössischen Entwicklung in der Filmwelt ist der gegenseitige Einfluss der Kunstformen: Theater, Musik, Architektur, Kunst, Tanz, Literatur, sie alle verleihen dem Film Impulse und Anregungen und die neuen Möglichkeiten der Digitalisierung – Videospiele inbegriffen – rufen zusehends interaktive Formen hervor. Filmexplorer will dieser expansiven Entwicklung der Filmwelt beiwohnen, auch im Bereich der Filmrezeption: Galerien, Museen, private und öffentliche Räume eröffnen eine neue Sichtweise auf das, was die Filmprojektion ausmacht.

EXPOSURE

Wenn man eine starke Erfahrung durchlebt, will man diese kommunizieren und teilen. Für Filmexplorer ist daher eine befruchtende Diskussion sehr wichtig, bietet dafür eine durchdachte Auswahl von interessanten Filmen und schlägt für diese eine eigene und originelle Leseart vor. Die Interview-Serie setzt einen frischen und unmittelbaren Dialog mit Persönlichkeiten aus der Filmwelt in den Vordergrund. Um wirklich offen für einen Diskurs zu sein, muss die eigene Position klar artikuliert werden. Filmexplorer unterstützt deshalb die kritische Beurteilung, so lange diese offen zur Debatte steht.

EXPRESSIONS

Filmexplorer hebt sich durch seine Unabhängigkeit und den professionellen Umgang mit den unterschiedlichen Medien wie Texte, Podcasts und Videos ab, um sich in der neuen Branche der audiovisuellen Filmpublizistik zu entwickeln. In diesem Sinn versuchen wir, eine drastische Lücke im heutigen Journalismus abzudecken.
Filmexplorer erkundet die unglaubliche Vielfalt an Filmen, welche in der Schweiz gezeigt werden, auch Dank dem Engagement von internationalen Filmfestivals und lokalen Arthaus Kinos.
Mit dem Gebrauch von Deutsch, Französisch, Italienisch und Englisch wird zudem die Sprachenvielfalt der Schweiz untermauert.

EXPLOSION

In der ersten Phase des Filmexplorers geht es nicht um ein Versprechen sondern vielmehr um ein Aufzeigen. Deshalb haben wir uns für den risikoreicheren Weg entschieden und investieren unsere eigenen Ressourcen. Im Mai 2016 werden die seit Anfang Jahr vielzählig entstandenen Artikeln online publiziert, dies mit dem Ziel, unser Interessengebiet, den Arbeitsstil und Visionen klar sichtbar zu machen. Die aussergewöhnlich grosse Anzahl der Inhalte von Filmexplorer dient dazu, einen Prototyp zu gestalten, um Diskussionen und zukünftige Kollaborationen anzuregen.

EXPECTING

… mitmachen! Filmexplorer plant, die Stimmen ihrer Entdecker zu erhöhen und freut sich auf regen Austausch und fruchtbare Zusammenarbeit (siehe How to join us).
Filmexplorer ist kein kommerzielles Projekt, denn um diese Filmerfahrungen zu sammeln, braucht es Zeit und Neugierde, Engagement und Herzblut, und das passt nicht zum konsumorientierten Modell der Unterhaltungsbranche. Deshalb ist Filmexplorer auf die Unterstützung von Menschen und Institutionen angewiesen, welche auch an einer Kultur als qualitatives Langzeit-Projekt festhalten (siehe Support us).

EXPLORER

Les images en mouvement ont beau être devenues l’un des langages les plus communs et familiers, les transformations technologiques et culturelles modifient constamment la façon dont nous les produisons et recevons. Le nombre de cinémas baisse, mais le nombre d’écrans dans nos sociétés augmente. Filmexplorer veut être sensible à l’atypique, à l’inconnu, au nouveau dans le monde des images en mouvement — un monde à explorer. C’est pourquoi voyager est si important à nos yeux : aller voir les films, voyager dans et avec les films, laisser voyager les films.

EXPERIENCE

Filmexplorer se concentre sur les films en tant que sources d’expériences, et non comme produits à consommer. Poser l’expérience en principe et en critère de sélection implique effort, engagement, curiosité, passion, et requiert de prendre le temps d’apprécier un film — une posture révolutionnaire de nos jours. C’est pourquoi Filmexplorer ne vise pas les foules mais un public de qualité, et s’adresse à ceux qui partagent notre passion pour les images en mouvement.

EXPERIMENTAL

Aimer les films et prendre le temps de les apprécier signifie être prêt à franchir les limites habituelles du cinéma, et être ouvert aux films qui ont une valeur artistique. Filmexplorer promeut les films qui expérimentent, car l’expérimentation est l’ingrédient secret de l’expérience, ainsi que le moyen idéal d’interroger et de découvrir les aspects formels des images en mouvement — ce qui est fondamental pour obtenir une véritable culture filmique et s’ouvrir aux changements contemporains.

EXPANDED

L’influence réciproque des médias est une dimension essentielle des transformations contemporaines dans le monde des images en mouvement : théâtre, musique, architecture, art, dance, littérature continuent de stimuler les films, mais il en va de même pour la numérisation — jeux vidéo inclus — qui les poussent vers une forme d’interaction. Filmexplorer veut témoigner de cette expansion du champ cinématographique, y compris quant aux modalités de réception des images en mouvement ; c’est dans les galeries, les musées, les espaces privés et publics que la question de la projection des images en mouvement trouve aujourd’hui son renouvellement.

EXPOSURE

Vivre une expérience forte donne envie de la communiquer et de la partager. Filmexplorer accorde une grande importance à la discussion, en offrant une sélection attentive de films intéressants, et en présentant une lecture originale et spécifique de ceux-ci. Nos séries d’interviews proposent un dialogue personnel et rafraîchissant avec les protagonistes du monde des images en mouvement. Être véritablement ouvert à la discussion implique d’affirmer clairement sa position. Filmexplorer promeut l’expression de jugements critiques, tant qu’ils demeurent ouverts au débat.

EXPRESSIONS

Filmexplorer se distingue par son indépendance et son utilisation professionnelle de différents médias : textes, podcasts et vidéos. Nous tâchons ainsi de combler un vide considérable du journalisme contemporain.
De plus, Filmexplorer permet à l’incroyable variété de l’offre filmique suisse de s’exprimer, en suivant le travail passionné des festivals internationaux et des cinémas d’art et d’essai locaux.
La diversité des langues de la Suisse se reflète dans l’utilisation par Filmexplorer de l’allemand, du français, de l’italien, et de l’anglais.

EXPLOSION

Dans sa phase initiale, Filmexplorer ne voulait pas promettre, mais montrer. C’est pourquoi nous avons préféré nous risquer à investir nos propres ressources pour amorcer ce projet. La quantité extraordinaire d’expériences et d’articles pour les premiers mois de 2016 paraissent en même temps au lancement du site, en mai, pour donner une idée claire de notre style de travail et de l’éventail de nos intérêts. Grâce à ce contenu d’une amplitude exceptionnelle, nous avons l’intention de constituer une plateforme prototypique à même d’inviter à la discussion et à de futures collaborations.

EXPECTING

… votre participation ! Filmexplorer veut multiplier les voix de ses explorateurs, et espère attirer échanges et collaborations (voir How to join us).
Filmexplorer ne peut pas être un projet commercial, car prendre le temps de l’expérience et de la curiosité implique un effort et une passion qui auront toujours du mal à s’adapter au modèle consumériste du marché des loisirs. Filmexplorer fait donc appel au soutien de particuliers et d’institutions qui croient en la culture comme projet à long terme (voir Support us).

EXPLORER

Even though moving images have become one of the most common and familiar languages, technological and cultural transformations are constantly changing the way we produce and receive them. The number of cinemas is decreasing but the number of screens in our societies increases. Filmexplorer wants to be sensitive to the uncommon, the unknown, the new in the world of moving images – a world to be explored. That’s why traveling is so important to us: traveling to see the movies, traveling in/with the movies, letting the movies travel.

EXPERIENCE

Filmexplorer focuses on movies as sources of experience, and not as commodities to be consumed. Experience as a principle of discovery means effort, commitment, curiosity, passion, and taking the time to enjoy a movie – a revolutionary stance today. That’s why Filmexplorer doesn’t have a quantitative, but a qualitative target, and addresses people who share our passion for moving images.

EXPERIMENTAL

Loving movies and taking time to enjoy them means being ready to go beyond the usual boundaries of filmmaking and being open to movies that have an artistic value. Filmexplorer promotes movies that experiment, because experimentation is the secret ingredient of experience, and also the perfect way to interrogate and learn about the formal aspects of moving images – which is fundamental to obtaining a true film culture and being flexible towards the changes of today.

EXPANDED

An essential dimension in the contemporary transformation of the world of moving images is the reciprocal influence of media: theatre, music, architecture, art, dance, literature, continue to give new stimuli to film, but so do the new potentialities of digitalization – video games included – which push the movie towards a form of interaction. Filmexplorer wants to witness this expansion of the movie field, even on the level of how moving images are received: through galleries, museums, private and public open spaces, a new reflection on how to project moving images to make them stand out.

EXPOSURE

When one goes through a strong experience, one wants to communicate and share it. Filmexplorer places a great importance upon discussion, offering a carefully considered selection of interesting movies, and proposing a specific and original reading of them. Our series of interviews puts forward a fresh and personal dialogue with the protagonists of the world of moving images. Being truly open to discussion first requires a clear statement of one’s own position. Filmexplorer promotes the expression of critical judgments, as far as they remain open to debate.

EXPRESSIONS

Filmexplorer distinguishes itself for its independence and for its professional use of different media: texts, podcasts and videos. In this way it tries to fill a dramatic gap in today’s journalism. In addition, Filmexplorer gives expression to the incredible variety of movies on offer in Switzerland, charting the passionate work of international film festivals and local arthouse cinemas. The variety of languages of Switzerland is represented through Filmexplorer’s use of German, French, Italian, and English.

EXPLOSION

In its initial phase, Filmexplorer didn’t want to simply promise something, but to demonstrate. Because of this, we chose the riskier way of starting our project, by investing our own resources. The extraordinary quantity of experiences and articles covering the first months of 2016 are published together at the website launch in May with the objective of giving a clear idea of our style of work and our range of interests. With this exceptionally wide-ranging content we intend to constitute a prototype platform seeking discussion and future collaborations.

EXPECTING

… participation! Filmexplorer plans to increase the voices of its explorers, and expects to attract much exchange and collaboration (see How to join us).
Filmexplorer cannot be a commercial project, because really taking time to experience and be curious, requires an effort and a passion that cannot fit with the consumerist model of the entertainment market. Therefore, Filmexplorer asks for support from people and institutions that believe in culture as a long-term qualitative project (see Support us).

EXPLORER

Se da una parte le immagini in movimento sono ormai divenute uno dei linguaggi più familiari e universali, dall’altra le trasformazioni tecnologiche e culturali modificano costantemente le loro modalità di produzione e fruizione. Il numero delle sale cinematografiche diminuisce, mentre il numero di schermi nella società non fa che aumentare. Filmexplorer vuole essere all’ascolto di quanto è atipico, sconosciuto, nuovo nel mondo delle immagini in movimento – un mondo da esplorare. Per questo il viaggio è così importante per noi: andare a vedere i film, viaggiare ne e con i film, far viaggiare i film.


EXPERIENCE

Filmexplorer si interessa ai film come fonte di esperienza e non come beni di consumo. Fare dell’esperienza un principio e il proprio criterio di selezione implica sforzo, impegno, curiosità, passione, e richiede di prendersi il tempo necessario per apprezzare un film – un atteggiamento rivoluzionario oggi. Per questo motivo Filmexplorer non si rivolge alle masse ma a un pubblico interessato alla qualità e a tutti coloro che condividono con noi la passione per le immagini in movimento.

EXPERIMENTAL

Amare i film e prendersi il tempo per apprezzarli significa essere pronti ad andare al di là dei limiti abituali del cinema ed essere aperti a film che hanno un valore artistico. Filmexplorer promuove i film che sperimentano, perché la sperimentazione è l’ingrediente segreto dell’esperienza, nonché lo strumento migliore per scoprire e imparare gli aspetti formali delle immagini in movimento – cosa fondamentale per ottenere una vera cultura cinematografica e la giusta flessibilità dinanzi ai cambiamenti contemporanei.

EXPANDED

L’influenza reciproca dei media è uno dei principali motori della trasformazione contemporanea del mondo delle immagini in movimento: teatro, musica, architettura, arte, danza, letteratura continuano a stimolare il film, così come le opportunità offerte dal digitale – videogiochi inclusi – le quali spingono il film verso nuove forme di interattività. Filmexplorer vuole testimoniare questa espansione del campo del film, prendendo in considerazione anche le nuove modalità di fruizione delle immagini in movimento: quanto avviene nelle gallerie d’arte, nei musei, negli spazi pubblici e privati rinnova oggi la questione dello stauto della proizione delle immagini in movimento.

EXPOSURE

Fare un’esperienza forte spinge a volerla poi comunicare e condividere. Filmexplorer accorda una grande importanza alla discussione, proponendo così un’accurata selezione di film ed eventi interessanti e avanzandone una lettura originale e specifica. La nostra serie di interviste permette un dialogo personale e diretto con i protagonisti del mondo delle immagini in movimento. Essere veramente aperti alla discussione implica esporre con chiarezza la propria posizione. Filmexplorer promuove dunque l’espressione di giudizi critici, nella misura in cui costituiscono il punto di partenza di un dibattito aperto.

EXPRESSIONS

Filmexplorer si distingue per la sua indipendenza e l’uso professionale di diversi formati: testo, podcast e video, cercando in questo modo di riempire un vuoto importante nel giornalismo contemporaneo. Inoltre, Filmexplorer dà piena espressione all’incredibile varietà dell’offerta filmica in Svizzera, seguendo il lavoro appassionato dei festival internazionali e dei cinema d’essai. La diversità delle lingue svizzere è ugualmente valorizzata attraverso l’uso del tedesco, del francese, dell’italiano e dell’inglese.

EXPLOSION

Nella sua fase iniziale Filmexplorer non vuole promettere ma mostrare. È questo il motivo per cui abbiamo preferito rischiare investendo le nostre risorse per lanciare questo progetto. La straordinaria quantità di esperienze e articoli raccolti nei primi mesi del 2016 è pubblicata al momento del lancio del sito, nel mese di maggio, per fornire un’idea chiara del nostro stile di lavoro e mostrare il ventaglio dei nostri interessi. Grazie a questa eccezionale messe di contenuti intendiamo costituire una piattaforma prototipo che serva da base per la discussione e le future collaborazioni.

EXPECTING

…partecipazione! Filmexplorer vuole moltiplicare le voci dei suoi esploratori e si auspica di attirare scambi e collaborazioni (vedi How to join us). Filmexplorer non può essere un progetto commerciale dal momento che prendersi del tempo per fare esperienza e esercitare la propria curiosità implica un impegno e una passione che non si confanno al modello consumistico del mercato dell’intrattenimento. È per questo che Filmexplorer chiede supporto a persone e istituzioni che credono nella cultura come un progetto di qualità a lungo termine (vedi Support us).

Editorial

Expand the experience – ein Plädoyer für eine visionäre Filmkultur

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Nach vier Jahren Projektarbeit für festivalonline.ch, eine Plattform mit Beiträgen zu den führenden Schweizer Filmfestivals, führen wir unseren künstlerischen Hintergrund in Bild und Film (Ruth Baettig) sowie unser theoretisches Wissen im Bereich der Ästhetik (Giuseppe Di Salvatore) zusammen mit unseren Erfahrungen im Feld der Schweizer Filmlandschaft, um die Vorgänge in der Welt der bewegten Bilder besser zu verstehen.

Analyse

Die Filmproduktion und -rezeption hat in den letzten Dekaden viele dramatische Veränderungen durchlebt: Kinosäle schliessen, die Filmrezeption im privaten Bereich jedoch boomt anhaltend; durch die Digitalisierung entstehen interaktive Filmformen; der White Cube (Museen und Galerien) scheint einen grösseren Platz einzunehmen als die Black Box und verändert die Art und Weise, Filme zu projizieren; unabhängige Filmproduktionen sind zunehmend nur noch in der grossen Filmindustrie realisierbar; die hochentwickelte Technologie des Filmemachens scheint für alle einfach in der Handhabung; die Quantität von audiovisuellen Produkten verunmöglicht zusehends einen einheitlichen Diskurs über Film; der klassische Filmkritiker wird durch eine verstreute Gemeinschaft von kompetenten Menschen und Cinéphilen verdrängt; der Filmjournalismus verliert seine Unabhängigkeit, indem er sich auf rein informative Filmbeschreibungen und eine oberflächliche Unterhaltung beschränkt; die Event orientierten Filmfestivals kristallisieren sich als einzigen Weg heraus, um Film in Kinosälen weiterhin zu erleben.

Ja, es ist schwierig, eine klare Sicht der Gegebenheiten zu behalten und etwas Sinnvolles oder Interessantes aus der eigenen Passion für bewegte Bilder herauszuarbeiten. Hierfür ist unsere Lösung geradezu kurz und simpel: Let's see! - Lasst uns sehen! - im wortwörtlichen Sinn. Wir hören auf, zu analysieren und Bücher zu lesen, wir stoppen mit unserer Beobachtung der Filmwelt und beginnen, uns immer mehr der tatsächlichen und effektiven Erfahrung dieser Filmwelt zu verpflichten. Überdies kommen wir darauf zurück, Filme zu schauen und diese sowie die neuen Formen der Filmrezeption ernst zu nehmen. Erfahren ist unser Motto – so simpel, so revolutionär. Denn wenn man die Erfahrung ihre eigene Arbeit machen lässt, erhält man eine neues Bewusstsein und ein wahres Verständnis für das, was gerade geschieht.

Unser Vorhaben

In unserem Manifesto fassen wir zusammen: Erfahrung, Neugier, Leidenschaft; das heisst, zuallererst sich Zeit nehmen, um Filme zu geniessen und sich darauf einzulassen, sich auf eine Reise zu begeben: also Filme schauen gehen, in Filmen und mit Filmen reisen, die Filme reisen lassen. Das bedeutet, sich für künstlerische und experimentelle Filmen zu interessieren und für alle weiteren Formen, welche die Filmsprache durch das Zusammenspiel mit anderen Künsten oder Gebieten erneuern und transformieren können. Die Veränderung wird auch durch die unterschiedlichen Formen der Filmrezeption erzeugt: eine direkte Konfrontation mit Filmen wird unabdingbar, von der Erfahrung mit interaktiven Filmen bis zu neuen Arten der Projektion der bewegen Bildern in Galerien oder Museen.

Nach all diesen durchlebten Erfahrungen, ist es unsere Pflicht, Position zu beziehen und eine Auswahl zu treffen, ja sogar eine Beurteilung abzugeben – sofern diese offen für einen Austausch bleibt. Nur mit einer Offenlegung der eigenen Position wird ein echter Dialog überhaupt ermöglicht. Aus diesem Grund glauben wir, dass ein kritischer Standpunkt bezogen werden muss, wenn wir mit einer gemeinsamen Sprache über Film kommunizieren und diskutieren wollen.

In diesem Sinn empfiehlt Filmexplorer eine gezielte Auswahl von Filmen und Veranstaltungen, wodurch eine einzigartige Kartographie der in der Schweiz angebotenen Filmprojektionen entsteht, eine Kartographie des Films als Erfahrung und als Kunstform. Interviews und kritische Texte eröffnen eine Diskussion, welche auch zur Wertschöpfung der Sprachenvielfalt in der Schweiz beitragen, indem diese in Deutsch, Französisch, Italienisch oder Englischer Sprache gehalten sind. Die Reise von Filmexplorer wird für alle zur Gelegenheit und Chance, die unzähligen Ressourcen der Schweizer Filmlandschaft zu entdecken, auch Dank der renommierten, internationalen Filmfestivals und der passionierten Arbeit der Arthaus Kinos. Im Logbook werden die charakteristischen Merkmale von Filmexplorer deutlich: Unabhängigkeit, Originalität und die professionelle Einbindung von audiovisuellem Material ergänzen die Form des herkömmlichen Textes, um sich in der neuen Branche der audiovisuellen Filmpublizistik zu entwickeln.

Unser Start

Seit Anfang 2016 sammelte Filmexplorer Erfahrungen und eine stattliche Anzahl von Artikeln ist bereits zusammen gekommen mit der Absicht, unsere Standards und spezifischen Interessen darzulegen. Die Lancierung dieser Plattform dient als Basis, um eine kollektive Diskussion anzustossen, welche weitere Stimmen und Zusammenarbeiten integrieren will. Mit dem Interesse für klassisches Kino (wie zum Beispiel Au-delà des montagnes, Aferim!, Hard to be a God, Incident Light, Semana santa, Zvizdan) – welches negative Kritik nicht ausschliesst (The Revenant, Francofonia) – und mit einigen Raritäten aus der Vergangenheit (Love and Duty, Stereo, Il tempo si è fermato, Out 1, The Wild East), fokussiert Filmexplorer auf die fruchtbare Zusammenarbeit von Film und Theater (The Holycoaster S(Hit) Circus, Polder), Tanz (Sea without Shore), Literatur (Amour fou, Cinema #61, Jeux sérieux), Architektur (Architecture and Film), Fotographie (Alexandra Navratil), Comics (Lorenzo Mattotti) und künstlerischen Experimenten (Max Philipp Schmid, Dada at the Nickelodeon, Rendering Time) oder Performanz (Kidlat Tahimik, Ein Abend mit Peter Liechti, Aernout Mik). Unsere Präferenz für Dokumentarfilme, welche den Aspekt der Erfahrung beinhalten und besonders hervorheben (Above and Below, N-Capace, Histoires maternelles, Mediterranea, The Other Side, Erbarme dich, Die Zeit vergeht wie ein brüllender Löwe, Longing for the Future, Innocence of Memories, Audrius Stonys’ Filme – nur um einige wenige Titel zu nennen), stellen das Festival Visions du réel zusammen mit den Solothurner Filmtagen und dem Internationalen Filmfestival Freiburg FIFF in eine privilegierte Position. In unserem Logbook kommen aussergewöhnliche Erfahrungen von poetischen Filmen (The Assassin, Song of Songs, Heart of a Dog, Kaili Blues) mit besonderen Veranstaltungen wie die Projektion von alten Super8 Redux Filmen zusammen (Super8 Nacht), ein Programm von Surffilmen (Nouvague Surf Film Nacht), oder die Entdeckung von der Kino-Orgel Wurlitzer. Mit einer Serie von Interviews vertiefen wir den Dialog mit aussergewöhnlichen Persönlichkeiten aus der Filmwelt (Aya Domenig, Max Philipp Schmid, Nicolas Steiner, Pietro Marcello, Maurizio di Rienzo, Lorenzo Mattotti, Tobias Weber, Tobias Nölle, Dennis Schwabenland und Sascha Engel, Thierry Jobin, Alejandra Márquez Abella, Ariel Rotter, Audrius Stonys, Aernout Mik). Weitere wichtige Themen sind die neuen Möglichkeiten der Digitalisierung und die brennende Frage nach interaktiven Filmen mit Einbezug des Publikums (Late Shift), welche sicherlich mit einer weiterführenden, theoretischen Reflexion über die Präsenz von Filmen in Ausstellungsräumen – ausserhalb der Black Boxzusammenhängt (Film Implosion!, Bergfilmcollage).

Mitmachen

Mit diesem Fokus und Interessengebiet will Filmexplorer eine offene Diskussion lancieren und genug Elemente einbringen, um mögliche Zusammenarbeiten zu finden, denn Filmexplorer versteht sich selbst als Anziehungspunkt für passionierte Menschen der bewegten Bilder.

Wie bereits im Manifesto erwähnt, ist Filmexplorer nicht ein kommerzielles Projekt sondern ein Non-Profit Verein. Auf der einen Seite setzen Erfahrungen sammeln, sich Zeit nehmen, sowie neugierig sein, Einsatz und Herzblut voraus, wodurch die Ausrichtungen eines solchen Vorhabens, wie es Filmexplorer anstrebt, drastisch bestimmt werden. Auf der anderen Seite verursacht die nachhaltige Umsetzung eines Kulturprojekts mit einem qualitativen Anspruch einen hohen Arbeitsaufwand sowie Kosten. Wir sind uns bewusst, dass Filmexplorer nicht im Rahmen des gängigen, konsumorientierten Marktes der Unterhaltungsbranche finanziert werden kann. Wir sind aber auch Befürworter für die gesellschaftliche Relevanz der Kultur als qualitatives Langzeit-Projekt. Wir sind grundsätzlich überzeugt, dass nur eine Kultur, welche nicht nur populär sondern auch visionär ist, den Wohlstand und Reichtum der Gesellschaft voranbringt und die Voraussetzungen der Demokratie pflegt.

Ruth Baettig, Giuseppe Di Salvatore

Basel, 16/5/2016

Editorial

Expand the experience — Plaidoyer pour une culture visionnaire des images en mouvement

téléchargez l'éditorial

Après quatre ans à travailler sur le projet « festivalonline.ch », qui était entièrement consacré aux principaux festivals suisses de cinéma, nous avons combiné notre expérience artistique dans la création d’images et de vidéos (Ruth Baettig), notre bagage théorique dans le domaine de l’esthétique (Giuseppe Di Salvatore), et la connaissance directe du monde des films suisse que nous partageons, pour essayer de mieux comprendre ce qu’il se passe dans le monde des images en mouvement.

Analyse

Le paysage de la production et de la réception des images en mouvement a vécu plusieurs changements spectaculaires dans les dernières décennies : les cinémas ferment, la réception privée des films continue à prospérer, la numérisation pousse les films vers des formes interactives, le white cube (les galeries et les musées) semble prendre une place plus importante que le vieux black box et transformer la façon de projeter les images en mouvement, les productions économiquement rentables se limitent de plus en plus à la grande industrie cinématographique, les technologies permettant une réalisation de haute qualité semblent accessibles à tous, le nombre de produits vidéo rend presque impossible tout discours unitaire sur ce qu’expriment les images en mouvement, la critique se meurt en raison d’une communauté de personnes compétentes ou de passionnés de plus en plus éparse, le journalisme cinéma perd son indépendance, au point qu’il n’offre plus que descriptions informatives et une discussion superficiellement politicisée, la logique événementielle des festivals s’impose comme unique lieu de survie du cinéma. Oui, il est difficile d’avoir une image claire de la situation, et de comprendre comment faire quelque chose d’utile ou d’intéressant avec sa passion pour les images en mouvement.

Ainsi, notre solution peut-elle se résumer à une expression : « allons voir ! » — littéralement. Nous arrêtons d’analyser des statistiques et de lire des livres, nous arrêtons de guetter le monde du film, et commençons plutôt à nous engager de plus en plus dans notre expérience concrète. Aussi, nous retournons voir les films, les prendre au sérieux, et prendre au sérieux les nouvelles formes de réception des images en mouvement. L’expérience est devenue notre devise, si simple, si révolutionnaire. Car en laissant l’expérience agir sur soi-même, on atteint une nouvelle conscience et une véritable compréhension de ce qu’il se passe.

Notre proposition

Elle est résumée dans notre Manifesto : Expérience, curiosité, passion. Cela veut dire avant tout prendre le temps d’apprécier un film, et accepter de partir en voyage : aller voir les films, voyager dans et avec les films, laisser voyager les films. Cela veut dire s’intéresser aux films artistiques et expérimentaux, ainsi qu’à toutes les formes susceptibles de rénover et de transformer le langage filmique par le contact avec les autres arts et domaines. Mais cette transformation est également le résultat des différentes formes de réception des images en mouvement : il devient nécessaire de s’y confronter directement, depuis les films interactifs jusqu’aux nouvelles façons de projeter les images en mouvement dans les galeries ou les musées.

Une fois vécues ces expériences, notre engagement est de prendre position et de formuler des choix, des jugements même — tant qu’ils restent ouverts à l’échange. Ce n’est qu’en affirmant sa position qu’un véritable dialogue devient possible. C’est pourquoi nous pensons qu’une posture critique doit être proposée, si nous désirons discuter et communiquer dans la langue commune des images en mouvement. Et c’est dans cet état d’esprit que Filmexplorer propose une sélection de films et d’événements, dessinant ainsi une cartographie unique de l’offre filmique en Suisse, la cartographie des films en tant qu’expérience et forme d’art. Constitué d’interviews et de textes critiques, il ouvre une discussion qui valorise la variété linguistique de la Suisse, en allemand, en français, en italien et en anglais. Le voyage de Filmexplorer devient pour tous l’occasion de découvrir les incroyables ressources du paysage suisse des films, aussi grâce à ses festivals de renommée internationale et au travail passionné des cinémas d’art et d’essai. Dans son Logbook, la spécificité de Filmexplorer se fait jour : indépendance, originalité, et intégration professionnelle de matériaux audio et vidéo à la communication textuelle classique.

Notre commencement

Depuis le début de l’année 2016, Filmexplorer a accumulé les expériences et réuni une quantité extraordinaire d’articles, dans l’intention d’afficher ses standards et ses intérêts spécifiques. Le lancement de cette plateforme prototypique servira de fondement à une discussion collective qui aspire à intégrer davantage de voix et de collaborations. Tout en nous intéressant au cinéma classique (par exemple Au-delà des montagnes, Aferim!, Hard to be a God, Incident Light, Semana santa, Zvizdan) — ce qui n’exclut pas les critiques négatives (The Revenant, Francofonia) —, et à quelques raretés du passé (Love and Duty, Stereo, Il tempo si è fermato, Out 1, The Wild East), nous nous sommes concentrés sur les interactions fructueuses du cinéma avec le théâtre (The Holycoaster S(Hit) Circus, Polder), la dance (Sea without Shore), la littérature (Amour fou, Cinema #61, Jeux sérieux), l’architecture (Architecture and Film), la photographie (Alexandra Navratil), la bande dessinée (Lorenzo Mattotti), et l’expérimentation (Max Philipp Schmid, Dada at the Nickelodeon, Rendering Time) ou la performance artistiques (Kidlat Tahimik, Ein Abend mit Peter Liechti, Aernout Mik). Notre préférence pour les documentaires qui revendiquent et mettent en exergue leur dimension d’expérience (Above and Below, N-Capace, Histoires maternelles, Mediterranea, The Other Side, Erbarme dich, Die Zeit vergeht wie ein brüllender Löwe, Longing for the Future, Innocence of Memories, ou les films d’Audrius Stonys, pour n’en citer que quelques-uns) nous a conduits à donner au festival Visions du réel une position privilégiée, aux côtés des Journées de Soleure et du Festival International de Films de Fribourg. Dans notre Logbook, les expériences exceptionnelles de films poétiques (The Assassin, Song of Songs, Heart of a Dog, Kaili Blues) côtoient des événements particuliers tels qu’une projection d’anciens Super8 Redux (Super8 Nacht), un programme de films de surf (Nouvague Surf Film Nacht), ou la découverte de l’Orgue de cinéma Wurlitzer. C’est avec notre série d’interviews que nous approfondissons le dialogue avec des personnalités extraordinaires du monde des films (Aya Domenig, Max Philipp Schmid, Nicolas Steiner, Pietro Marcello, Maurizio di Rienzo, Lorenzo Mattotti, Tobias Weber, Tobias Nölle, Dennis Schwabenland und Sascha Engel, Thierry Jobin, Alejandra Márquez Abella, Ariel Rotter, Audrius Stonys, Aernout Mik). La numérisation ou la question brûlante des films interactifs et de la participation (Late Shift), sans aucun doute liée à une réflexion théorique plus large sur la place des images en mouvement dans l’espace d’exposition, en dehors du black box (Film Implosion!, Bergfilmcollage), constituent pour nous d’autres sujets très importants.

Participation

Avec ces sensibilités et ces intérêts, nous souhaitons engager une discussion ouverte et présenter assez d’éléments pour trouver de futures collaborations, car Filmexplorer se pense comme un pôle d’attraction des passionnés d’images en mouvement.

Ainsi que l’annonce notre Manifesto, Filmexplorer n’est pas un projet commercial, mais une association à but non lucratif. D’une part, prendre le temps de vivre des expériences et être curieux impliquent efforts et passion, ce qui ne peut que réduire drastiquement la taille de notre public. D’autre part, offrir une production culturelle de haute qualité implique une énorme quantité de travail et de dépenses. Nous sommes conscients de lancer un projet exceptionnel qui ne peut être financé dans le cadre du modèle consumériste classique, qui domine le marché des loisirs. Mais nous sommes de fervents défenseurs de l’importance de la culture comme projet à long terme : nous sommes convaincus que seule une culture à la fois populaire, mais aussi et surtout visionnaire, peut véritablement nourrir le bien-être et la richesse d’une société, et résister à la corruption de la démocratie.

Ruth Baettig, Giuseppe Di Salvatore

Bâle, 16/5/2016

Editorial

Expand the experience – a plea for a visionary culture of moving images

download the Editorial

After four years of working for the project “festivalonline.ch”, dedicated entirely to the main Swiss film festivals, we have combined our artistic background in images and video making (Ruth Baettig), our theoretical background in aesthetics (Giuseppe Di Salvatore), and our common direct experience in the Swiss field of film in an attempt to better understand what is going on in the world of moving images.

Analysis

The landscape of producing and receiving moving images has lived through many dramatic changes in recent decades: cinemas are closing while the private reception of movies continues to boom; digitalization pushes filmmakers towards interactive forms; the white cube (galleries and museums) seems to take a greater place than the old black box, and transforms the way of projecting moving images; self-supporting movie productions are increasingly possible for only the mainstream movie industry; the high-quality technology used for movie production seems to be easy for everyone to use; the great variety of video products makes it almost impossible for any unitary discourse to be had about what is expressed through the moving image; movie critics are dying out because of a more scattered community of competent people or enthusiasts; movie journalism is completely losing its independence, lowering itself to simply deliver informative descriptions and superficial entertainment; the event-logic of film festivals is emerging as the only way to continue to truly experience cinema. Yes, it is difficult to have a clear-cut picture of the situation and to understand how to make something useful or interesting with one’s own passion for moving images.

So, our solution can be summed up in two words: let’s see! – literally. We stop analysing statistics and reading books, we stop monitoring the film world, and start committing ourselves to the effective experience of this world. Moreover, we return to see the movies again, to take them seriously, and to take the new forms of reception of moving images seriously as well. Experience has become our motto; so simple, so revolutionary. For if one allows the experience itself to work on oneself, one can gain a new consciousness and a real understanding of what is going on.

Our proposal

Key to our Manifesto are: Experience, curiosity, and passion. They mean first of all taking time to enjoy a movie, and deciding to embark upon a journey, or a trip: going to see the movies, travelling in and with the movies, letting the movies travel. They also mean being interested in artistic and experimental movies, and in all forms that can renovate and transform the filmic language through contact with other arts and domains. Transformation is also induced by the different forms of reception of moving images: a direct confrontation with the moving image becomes necessary, from the experience of interactive movies to the experience of new ways of projecting moving images in galleries or museums.

Having partaken in these experiences, our commitment is to take a position and formulate a choice, even a judgment – as long as that remains open to discussion. Only in declaring one’s own position can a real dialogue begin. That is why we think that a critical stance has to be proposed, if we want to discuss and communicate with the common language of moving images. In this spirit, Filmexplorer proposes a special selection of movies and events, drawing a unique cartography of the movies offered in Switzerland, the cartography of the film as experience and as a form of art. With interviews and critical texts, it opens up a discussion that also values the linguistic variety of Switzerland, using the German, French, Italian and English languages. The journey of Filmexplorer becomes an opportunity for anyone to discover the incredible resources of the Swiss film landscape, thanks to its renowned international festivals and the passionate work of arthouse cinemas. Through its Logbook, the specificity of Filmexplorer comes to light: independence, originality, and a professional integration of audio and video material within the classical textual communication.

Our Start

Since the beginning of 2016, Filmexplorer has been gathering experiences and collecting an extraordinary quantity of articles, with the intention of showing its standards and specific interests. The launching of this prototype platform will serve as a basis to start a collective discussion that aims to integrate more voices and collaborations.

Together with the interest for classical cinema (for example, Au-delà des montagnes, Aferim!, Hard to be a God, Incident Light, Semana santa, Zvizdan) – which doesn’t exclude negative criticism (The Revenant, Francofonia) – and with some rarities from the past (Love and Duty, Stereo, Il tempo si è fermato, Out 1, The Wild East), we have focused on the fruitful interaction between film and theatre (The Holycoaster S(Hit) Circus, Polder), dance (Sea without Shore), literature (Amour fou, Cinema #61, Jeux sérieux), architecture (Architecture and Film), photography (Alexandra Navratil), graphic novel (Lorenzo Mattotti), and artistic experimentation (Max Philipp Schmid, Dada at the Nickelodeon, Rendering Time) or performance (Kidlat Tahimik, Ein Abend mit Peter Liechti, Aernout Mik). Our preference for documentaries that assume and stress the experiential aspect (Above and Below, N-Capace, Histoires maternelles, Mediterranea, The Other Side, Erbarme dich, Die Zeit vergeht wie ein brüllender Löwe, Longing for the Future, Innocence of Memories, Audrius Stonys’ films – to quote just a few titles) has put the festival Visions du réel in a privileged position, together with the Solothurner Filmtage and the Festival International de Films de Fribourg. In our Logbook, exceptional experiences of poetic films (The Assassin, Song of Songs, Heart of a Dog, Kaili Blues) go together with peculiar events like the projection of old Super8 Redux (Super8 Nacht), a programme of surf films (Nouvague Surf Film Nacht), or the discovery of a Wurlitzer organ in Geneva. In our series of interviews, we go deeper into a dialogue with exceptional personalities of the film world (Aya Domenig, Max Philipp Schmid, Nicolas Steiner, Pietro Marcello, Maurizio di Rienzo, Lorenzo Mattotti, Tobias Weber, Tobias Nölle, Dennis Schwabenland und Sascha Engel, Thierry Jobin, Alejandra Márquez Abella, Ariel Rotter, Audrius Stonys, Aernout Mik). Other important topics for us include the new potentialities of digitalization and the burning question of interactive movies and participation (Late Shift), which is bound to a broader theoretical reflection about the presence of moving images in exhibition spaces, i.e., outside the black box (Film Implosion!, Bergfilmcollage).

Participation

With these focuses and interests, we want to launch an open discussion and establish enough elements to initiate future collaborations: Filmexplorer considers itself a magnet for those who are passionate about moving images.

As already stated in our Manifesto, Filmexplorer is not a commercial project, but a non-profit association. On one hand, investing the time to experience, and to be curious, implies effort and passion, and inherently narrows our target considerably. On the other hand, delivering a high-quality cultural product implies a huge quantity of work and comes with high expenses. We are consciously launching an exceptional project that cannot be financed within the framework of the usual consumerist model of entertainment market. However, we are strong advocates for the importance of culture as a long-term qualitative project: only a culture that is not only popular but also visionary can truly fuel the wellbeing and the wealth of society, and resist the corruption of democracy.

Ruth Baettig, Giuseppe Di Salvatore

16/5/2016

Editorial

Expand the experience – Per una cultura visionaria delle immagini in movimento

download l'Editoriale

Dopo aver lavorato quattro anni al progetto «festivalonline.ch», una piattaforma interamente dedicata ai principali festival del cinema svizzeri, abbiamo congiunto l’esperienza artistica nella creazione di immagini e video (Ruth Baettig), la competenza teorica in ambito estetico (Giuseppe Di Salvatore), insieme a una comune conoscenza diretta del mondo del film in Svizzera per cercare di capire meglio l’evoluzione del mondo delle immagini in movimento.

Analisi

Il paesaggio della produzione e della ricezione delle immagini in movimento ha subito una trasformazione impressionante negli ultimi decenni: le sale cinematografiche chiudono, la fruizione privata del film continua ad aumentare, la digitalizzazione spinge i film verso forme interattive, il white cube (gallerie e musei) sembra soppiantare lentamente il vecchio black box e trasformare le modalità di proiezione delle immagini in movimento, le produzioni economicamente autonome sono sempre più appannaggio della sola grande industria cinematografica, l’avanzamento tecnologico sembra allargare l’accesso alla produzione dei film, la quantità di video prodotti rende quasi impossibile qualsiasi discorso unitario su quanto viene espresso attraverso le immagini in movimento, la critica cinematografica si estingue dinanzi alla disgregazione della comunità di competenti e appassionati del film, il giornalismo del cinema perde sempre più la sua indipendenza riducendosi a descrizioni puramente informative e a un intrattenimento superficialmente politicizzato, la logica evenemenziale dei festival s’impone rendendo questi ultimi l’ultimo luogo in cui sopravvive il cinema come esperienza collettiva. Sì, è difficile avere un quadro chiaro della situazione e capire cosa si possa fare di utile o interessante con la propria passione per le immagini in movimento.

La nostra soluzione si riassume in una parola: «vediamo!» – letteralmente. Smettiamo di analizzare statistiche e di leggere libri, smettiamo di monitorare il mondo del film e cominiciamo piuttosto a concentrarci sempre di più sulla nostra concreta esperienza. Torniamo quindi a vedere i film, a prenderli sul serio, e a prendere sul serio le nuove forme di ricezione delle immagini in movimento. L’esperienza è il nostro principio e criterio, semplice e rivoluzionario allo stesso tempo. Infatti, se si lascia che l’esperienza agisca su se stessi, si ottiene anche una nuova consapevolezza e una nuova comprensione di cosa stia davvero accadendo.

La nostra proposta

È già riassunta nel nostro Manifesto: esperienza, curiosità, passione. Questo vuol dire innanzitutto prendersi il tempo per apprezzare un film e accettare di cominciare a viaggiare: andare a vedere i film, viaggiare ne e con i film, far viaggiare i film. Con questo spirito di esplorazione non si può che interessarsi ai film artistici e sperimentali, così come a tutte quelle forme capaci di rinnovare e trasformare il linguaggio filmico attraverso il contatto con altre arti e domini. Ma questa trasformazione è anche il risultato dell’introduzione di nuove forme di fruizione delle immagini in movimento: diventa necessario avere con esse un confronto diretto, dai film interattivi fino alle nuove modalità di proiezione delle immagini in movimento nelle gallerie e nei musei.

Una volta vissute queste esperienze, il nostro impegno è quello di prendere posizione e fare delle scelte, anche formulare dei giudizi – se questi restano aperti al dialogo. Perché è solo esplicitando chiaramente la propria posizione che un vero dialogo diventa possibile. Per questo motivo riteniamo che va stimolato un atteggiamento critico se si vuole discutere e comunicare attraverso il linguaggio comune delle immagini in movimento. Ed è con questo spirito che Filmexplorer propone una selezione di film ed eventi, disegnando così una cartografia unica dell’offerta filmica in Svizzera, la cartografia del film come esperienza e forma d’arte. Attraverso interviste e testi critici apriamo una discussione che al contempo valorizza la varietà linguistica svizzera, utilizzando il tedesco, il francese, l’italiano e l’inglese. Il viaggio esplorativo di Filmexplorer diventa per tutti l’occasione di scoprire le incredibili risorse del paesaggio svizzero del film, anche grazie ai festival di fama internazionale e al lavoro appassionato dei cinema d’essai. Nel nostro Logbook emerge tutta la specificità di Filmexplorer: indipendenza, originalità e un’integrazione professionale di materiale audio e video alla più classica comunicazione testuale.

La nostra partenza

Dall’inizio del 2016 Filmexplorer ha accumulato esperienze e realizzato una quantità straordinaria di articoli, con l’intenzione di stabilire i propri standard e mostrare i propri interessi specifici. Il lancio di questa piattaforma prototipo costituisce la base per una discussione collettiva che aspira ad integrare sempre più voci e collaborazioni.

Pur interessandoci al cinema classico (per esempio Au-delà des montagnes, Aferim!, Hard to be a God, Incident Light, Semana santa, Zvizdan) – senza escludere anche alcune critiche negative (The Revenant, Francofonia) – e a qualche rarità del passato (Love and Duty, Stereo, Il tempo si è fermato, Out 1, The Wild East), ci siamo concentrati specialmente sulle fruttuose interazioni tra cinema e teatro (The Holycoaster S(Hit) Circus, Polder), danza (Sea without Shore), letteratura (Amour fou, Cinema #61, Jeux sérieux), architettura (Architecture and Film), fotografia (Alexandra Navratil), fumetto (Lorenzo Mattotti) e sperimentazione artistica (Max Philipp Schmid, Dada at the Nickelodeon, Rendering Time) o performance (Kidlat Tahimik, Ein Abend mit Peter Liechti, Aernout Mik). La nostra preferenza per i documentari che rivendicano e metteno in primo piano la dimensione dell’esperienza (Above and Below, N-Capace, Histoires maternelles, Mediterranea, The Other Side, Erbarme dich, Die Zeit vergeht wie ein brüllender Löwe, Longing for the Future, Innocence of Memories, o i film di Audrius Stonys, per citare solo qualche titolo) ci ha portato a dare una posizione privilegiata al festival Visions du réel, insieme alle Giornate di Soletta e al Festival International de Films de Fribourg. Nel nostro Logbook esperienze eccezionali di film poetici (The Assassin, Song of Songs, Heart of a Dog, Kaili Blues) vanno insieme a eventi particolari come una proiezione dei vecchi Redux in Super8 (Super8 Nacht), un programma di film sul surf (Nouvague Surf Film Nacht) o la scoperta dell’organo da cinema Wurlitzer. È attraverso la nostra serie di interviste che approfondiamo il dialogo con personalità straordinarie del mondo del film (Aya Domenig, Max Philipp Schmid, Nicolas Steiner, Pietro Marcello, Maurizio di Rienzo, Lorenzo Mattotti, Tobias Weber, Tobias Nölle, Dennis Schwabenland und Sascha Engel, Thierry Jobin, Alejandra Márquez Abella, Ariel Rotter, Audrius Stonys, Aernout Mik). Ulteriori temi per noi di estrema importanza sono la digitalizzazione o la discussione attualissima sui film interattivi e la questione della partecipazione (Late Shift), temi tutti legati alla riflessione teorica di più ampia portata sulla collocazione delle immagini in movimento negli spazi espositivi al di fuori del black box (Film Implosion!, Bergfilmcollage).

Partecipazione

Con queste preferenze e interessi ci auspichiamo di accogliere una discussione aperta e fornire elementi sufficienti per stringere future collaborazioni, dal momento che Filmexplorer si vede come un polo d’attrazione per gli appassionati delle immagini in movimento.

Come indicato nel nostro Manifesto, Filmexplorer non è un progetto commerciale bensì un’associazione senza fini di lucro. Da una parte, essere curiosi e prendersi il tempo per fare delle esperienze implicano sforzo e passione, cose che non possono che ridurre drasticamente la portata del nostro target. Dall’altra, offrire un prodotto culturale di qualità implica una grande quantità di lavoro e di spesa. Siamo quindi consapevoli di lanciare un progetto eccezionale che non può essere finanziato nell’ambito del classico modello consumistico del mercato dell’intrattenimento. Siamo invece ferventi difensori dell’importanza della cultura come un progetto di qualità a lungo termine, nella convinzione che non solo la cultura popolare ma anche e soprattutto una cultura visionaria può veramente accrescere il benessere e la ricchezza della società permettendole di resistere alla corruzione della democrazia.

Ruth Baettig, Giuseppe Di Salvatore

Basilea, 16/5/2016